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11/2/02 |
Hola a todos. Antes que nada pido una disculpa por los acentos pero trabajo en "PINE" y no me acepta acentos e&es etc. He seguido algunas de las aportaciones y opiniones que en Historia a Debate se presentan y es la primera vez que participo en ellas. Concuerdo con la opinion de Hector Colina de Venezuela sobre la tecnologia, las enciclopedias en disco compacto etc. y quisiera comentarles mi experiencia al respecto cuando comence a recibir trabajos bajados de Encarta etc., me propuse idear el mismo tema de investigacion para los alumnos pero con un formato diferente (Power Point), con contenido que si bien lo pueden bajar de cualquier sitio de Internet o de CDs, lo tangan que leer, estructurar y analizar. Eso les duele a los alumnos, pues por lo general tratan de sorprenderme y me dan un "Encartaso" y como se les recuerda que eso es precisamente lo que no se pidio, lo tienen que volver a hacer pero ya llevan una parte avanzada, ya tienen la informacion, ahora solo hay que trabajarla leerla, separarla, estructurar sus diapositivas en Power Point, hacer su interpretacion y sus conclusiones. Eso ha funcionado bien para ellos y para mi, pues caen en la cuenta de lo que es el estructurar un trabajo mas formal y sobre todo en la importancia de la interpretacion, que no siempre es la correcta o adecuada pero que en esos casos nos sirve para iniciar una discusion. Espero no haberlos aburrido o saturado, pero siempre he pensado que el intercambio de experiencias entre docentes es tan o mas enriquecedor que la teoria pura. Saludos desde Mexico. Jorge Maldonado Montiel. México
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[Nota Nos ha llegado esta noticia, a través de Norma de los Ríos, del asalto a un centro de investigación en Haití. C. B. ] México, el 16 de enero 2002 Por más de quince años, el Centre de Recherche et de Formation Economique et Sociale pour le Développement (CRESFED) ha promovido y divulgado las investigaciones que, desde distintas disciplinas, han analizado la realidad haitiana y caribeña. Llegó a constituir, en el ámbito caribeño, un centro de referencia para investigadores nacionales y extranjeros, para jóvenes estudiantes de las Ciencias Sociales y ciudadanos haitianos interesados en el progreso de su país. El incendio de sus instalaciones y saqueo de sus archivos, de su biblioteca y sistema de cómputo, por asaltantes identificados públicamente como simpatizantes del gobierno, constituye una violación de los derechos del pueblo haitiano a la cultura, a la información y a la libre opinión. La destrucción de este Centro acentúa la carencia de espacios académicos que Haití necesita. Los miembros de la Asociación Mexicana de Estudios del Caribe, unimos nuestras voces a todas aquellas que han repudiado y condenado esta agresión al CRESFED y hacemos responsables a las autoridades haitianas de la suerte presente y futura de sus fundadores Suzy Castor y Gérard Pierre Charles (Miembros Honorarios de nuestra Asociación), así como la de sus colaboradores. +++++++ FACE AU VANDALISME DU POUVOIR LAVALAS Je dénonce à l’opinion nationale et internationale, à toutes les organisations de droits humains, aux amants de la paix et de la démocratie, les actes barbares perpétrés par le Gouvernement d’Haïti, sous la responsabilité de Monsieur Jean Bertrand Aristide contre l’institution que je dirige, le Centre de Recherche et de Formation Economique et Sociale pour le Développement (CRESFED) qui a été agressé, pillé et incendié par des casseurs du pouvoir Lavalas. Ces actes, significativement, perpétrés contre une institution qui depuis sa fondation, en 1986, se caractérise par sa lutte inlassable en faveur des droits humains et la démocratie, ainsi que pour la défense des valeurs nationales, reflètent la nature du pouvoir ainsi que ses pratiques de violence et de destruction visant à asseoir un pouvoir de caractère personnel, en éteignant tous les foyers de résistance à cette entreprise totalitaire. En effet, le 17 décembre 2001, utilisant un prétexte politique - un soit-disant coup d’Etat avorté - le gouvernement déclencha une vaste opération contre les partis politiques, les médias et autres foyers de la culture et de l’information critique et indépendante. Une répression de style fasciste, produit de toute une politique obscurantiste, fut exécutée par des civils armés et des individus se faisant passer pour le « peuple »- contre l’opposition politique, organisée dans la Convergence Démocratique. Cette curée de violence frappa du même coup l’Institut Français et le CRESFED, institutions de culture connues pour leur travail, depuis de longues années au service de la communauté. Ce lundi de terreur, je venais d’abandonner en urgence ma résidence privée menacée, et ensuite saccagée, incendiée et pillée, parce que mon époux, Gérard Pierre-Charles continuant la posture verticale de sa vie et de sa trajectoire démocratique, s’est affirmé, au niveau national, comme un des principaux opposants à la dictature rampante de Jean Bertrand Aristide. J’ai alors appris, avec une indignation et une horreur tout aussi grande, que leCRESFED avait été aussi averti par des bandes armées, pillé et incendié, sous l’œil complice de la police. Une œuvre inspirée par l’humanisme et l’idée de progrès, par l’impulsion à connaître et à faire connaître notre douloureuse réalité, que nous voulions offrir à la jeunesse a été ainsi sauvagement agressée, son infrastructure, construite patiemment durant de longues années, avec la collaboration d’haïtiens engagés dans ce même combat avec l’appui de nombreuses institutions et organisations non gouvernementales de l’étranger, a été pratiquement démantelée. Le patrimoine dont il était dépositaire a été profondément ffecté, entre autres son « Centre de documentation » couvrant principalement le XXème siècle haïtien, qui contenait des documents et dossiers de grande valeur pour la connaissance et le changement futur dans notre pays ; des matériaux d’un contenu inestimable pour notre mémoire historique, pour l’histoire et le futur des nouvelles luttes démocratiques, contre la tyrannie et pour le mieux être de la nation. Le sens de cette action ne pourrait être plus évident quand sur les murs éventrés et souillés de ce centre de culture, les casseurs ont signé leur nom « Aristide ou lanmo », et ont, par hasard, jeté la Constitution dans le water closet. Parmi le matériel volé, détruit et endommagé on peut signaler 12 ordinateurs, 5 imprimantes, tout un équipement correspondant à une capacité propre d’édition (appareil d’impression, 2 risographes, guillotine professionnelle, appareil de reliure, agrafeuse professionnelle, etc.), ameublement de salon de cours et appareils didactiques, fond de documentation, inverter et génératrice, équipements et ustensiles de cafétéria, 2 camionnettes, 3 motos, un équipement complet de radio qui devait lui permettre d’élargir sa capacité d’intervention par la mise en marche d’une émettrice de radio éducative. Cette agression ciblée et cette entreprise de destruction d’une des institutions non gouvernementales de grande expérience et de projection nationale et internationale, suscite rejet et indignation. Elle a provoqué de fortes protestations de la part des autres associations de droits humains, des ONGs, des groupes de femmes, des milieux universitaires, des secteurs politiques et des potentialités du pays et de l’étranger. En s’interrogeant sur les motifs d’une telle opération on comprend qu’elle se situe dans le cadre de l’intolérance et de la politique systématique de M. Aristide contre les institutions de la société civile. De plus, le CRESFED, dans ses démarches institutionnelles, en application de ses principes statutaires et éthiques d’être un établissement non partisan, a toujours prôné l’indépendance par rapport au pouvoir et la défense rigoureuse des droits humains et des libertés publiques. De plus, cette institution dirigée par l’historienne, Dr. Suzy Castor, symbolise pour Jean Bertrand Aristide un insupportable foyer d’orientation progressiste articulé aux groupements de base, un espace de rencontre, de débat et de ralliement des paysans, des ouvriers, des intellectuels, des professionnels et de tous ceux qui professent la pensée critique, l’ engagement responsable, la recherche et l’action sociale alternative. Cette furie destructive a guidé les casseurs Lavalas, amenés sur les lieux par des véhicules de l’Etat, accompagnés d’agents connus du Ministère de l’Intérieur qui ont procédé au démantèlement pièce par pièce du local en volant les équipements, détruisant ce qu’ils ne pouvaient pas emporter et en brûlant le matériel. Même le chien de garde a été arrosé de gazoline et brûlé vif. Cet acte de barbarie constitue un attentat à la culture, aux droits humains, au droit de propriété et à tous les principes prônes par la Charte Universelle des Droits de l’Homme, la Constitution d’Haïti et les lois en vigueur. C’est à la fois un attentat contre les organismes de droits humains, les ONGs, toutes les associations et efforts autonomes de la société civile. C’est aussi l’expression du mépris et de la brimade contre les valeurs de l’éducation et contre le livre, par un régime qui parle d’ alphabétisation. C’est un attentat à la liberté. C’est une expression nette et claire du danger totalitaire et fasciste qui s’abat sur notre pays. ********** Le Centre de Recherche et de Formation Economique et Sociale pour le Développement (CRESFED) est une fondation non partisane, à but non lucratif, créé en 1986 par un groupe d’universitaires haïtiens de retour de l’exil, dont les premières activités se sont orientées vers la promotion des droits humains. Co-fondateur de la Plate-forme de 9 organisations de droits humains, le CRESFED est membre du Groupe d’Appui aux Réfugiés et Rapatriés (GARR). Il est aussi membre du Centre Régional de Recherche Economique et Sociale siégeant à Managua (CRIES) et du Conseil Latino Américain de Sciences Sociales (CLASCO). I.- Le CRESFED s’est consacré de façon prioritaire à des tâches de formation de cadres et promoteurs d’action sociale, conformément à son objectif de contribuer, en tant qu’institution de la société civile, à l’avènement de la démocratie et au développement. En matière de recherche il a aussi accumulé une vaste expérience dans son effort visant à promouvoir la connaissance et la réflexion, en vue de la formulation de propositions autour des thèmes de développement, de gouvernements locaux, de participation du citoyen, des référents culturels et de la question de genre. II.- De niveaux et de thématiques différents, l’enseignement qu’il a diffusé aborde en particulier, les problématiques liés aux droits humains, aux thèmes socio-économiques, au coopérativisme, à la question de la femme, à l’éducation civique. Il a réalisé des cours de formation pour animateurs et cadres sur la gestion de petites entreprises, la promotion du leadership, la préparation d’animateurs en alphabétisation. Des cours ont été destinés des groupements de base, des coopératives, à différents groupements, aux syndicalistes et aux professionnels. III.- Pour appuyer son enseignement, le CRESFED a développé des activités de terrain, l’orientation, l’encadrement, l’alphabétisation et l’assistance technique à des groupes de base. Ses membres ont ainsi apporté leur savoir-faire à des petits projets de caractère productif, social, culturel ou civique, particulièrement dans les régions de l’Ouest et du Sud. Il a collaboré avec le mouvement paysan, les coopératives, des centres communautaires, des associations de jeunes, d’élus locaux-maires et ASECs. Il a géré un programme de crédit destiné à de petits producteurs dans diverses régions du pays. IV.- En matière de recherche, le Centre, dans ses efforts en vue de la connaissance de la réalité sociale haïtienne, a travaillé en terme d’ nquête participation de terrain, de réflexion collective et d’extension de la connaissance à divers niveaux, et aussi par l’élaboration et la traduction de textes variés. En matière de publication, plus d’une cinquantaine d’ouvrages et de livrets ont vu le jour en français et en créole couvrant des thématiques d’éducation populaire ou de facture universitaire. La revue RENCONTRE fort appréciée dans les milieux universitaires et intellectuels, a constitué un remarquable forum d’analyse et de propositions. V.- Le Centre a maintenu des relations constantes et un réseau d’information et d’échanges avec des organismes de droits humains, des fondations et des centres universitaires de caractère international. Il a organisé diverses conférences et table-rondes avec des professionnels du pays et de l ‘émigration et avec des universitaires étrangers, particulièrement latinoaméricains. Parmi ceux qui ont collaboré à ces activités figurent les poètes et écrivains nationaux Anthony Phelps, Paul Laraque, Morisseau Leroy, l’anthropologue Laennec Hurbon, le cinéaste Raoul Peck, le publiciste Gérald Bloncourt, le spécialiste en santé publique, Ary Bordes et des personnalités éminentes venues de l’étranger comme François Houtart de Belgique, Jean Ziegler de Suisse, Samir Amin, Edmond Jouve de France, Pablo Gonzalez Casanova, Marie Claire Acosta et Jorge Castaneda du Mexique, Eduardo Galeano d’Uruguay, Antonio Nunez Jimenez de Cuba, Max Puig, Pablo Marinez y Margarita Cordero de République Dominicaine, Xavier Gorostiaga de Nicaragua, les prix Nobel de la Paix Adolfo Perez Esquivel d’Argentine et Oscar Arias ex-président de Costa Rica. VI.- Le CRESFED a facilité des échanges culturels et scientifiques entre l’ Université d’Haïti et des universités de l’Amérique Latine. Il a fourni des bourses à l’étranger à plus une centaine d’universitaires ou de promoteurs des organisatios sociales pour des études dans divers domaines, de niveau et durée varies, en Italie, à Mexico, à Cuba, en République Dominicaine, au Honduras, au Brésil, en Colombie, au Canada, aux USA, en Espagne, à Puerto-Rico, à Panama et au Costa-Rica. VII.- La bibliothèque et le Centre de Documentation se sont constitués à partir de divers fonds de caractère bibliographique et documental pré-existants et d’un effort systématique de recompilation depuis 1986. Ils réunissaient plus de 15 000 unités bibliographiques (livrets, feuillets, revues) une collection complète des principaux journaux haïtiens (de 1987 à nos jours) et un volume inestimable de documents manuscrits (non classifiés), découpures classifiées de journaux, inventaire de ressources humaines de l’émigration et des dossiers de caractère économique, politique et culturel sur le XXème siècle haïtien ainsi qu’un fond d’ouvrages et de documentation sur l’Amérique Latine et la Caraïbe, unique en Haïti. Sa salle de conférence pouvant accueillir une centaine de personnes décorée de poster de figures symboles des Amériques, offrait une partie de collection de témoignages de graphiques et de vidéo de l’évolution contemporaine de continent, de haute valeur formatrice. Il a donné ses services à des étudiants, chercheurs et professeurs du pays et de l’étranger, se projetant de moderniser ses méthodes conformément aux requis des nouvelles techniques d’informations et de la croissante demande. La Direction et les collaborateurs du CRESFED sont pleinement conscients de ce qu’il représente dans la société haïtienne en terme d’expérience, de potentialités et d’investissement pour l’avenir. Nous sommes aussi conscients des besoins de notre pays en termes d’institutions de ce genre pouvant contribuer à motiver, structurer, encadrer et participer à la formation d’un leadership compétent, capable de réaliser des tâches de caractère sociale, économique, politique, civique et culturel au service de la communauté. Nous vous demandons de nous joindre à nous pour dénoncer les pratiques du pouvoir en Haïti et réclamer avec nous justice et réparation. Aussi, dans la perspective de reconstruire le CRESFED, nous avons besoin aussi de l’aide des amis haïtiens et étrangers. Nous sommes disposés à mettre en œuvre tous les efforts pour faire de ce centre un instrument efficace et moderne adapté aux besoins du développement national ; une institution qui répond à la nécessité de formation de cadres pour les groupements de base et de promotion d’un leadership responsable avec une meilleure connaissance de la réalité haïtienne et de sa transformation en fonction des requis de la population et du monde actuel. +++++ CONFERENCE DE PRESSE DE SUZY CASTOR DIRECTRICE DU CRESFED. CENTRE DE CULTURE INCENDIE PAR LAVALAS 10 JANVIER 2002 Bonjour, Mesdames messieurs de la presse, bonjour chers amis qui nous accompagnez aujourd’hui sur les ruines du CRESFED. Tout d’abord au nom du personnel du CRESFED et en mon nom propre, je dois présenter mes remerciements à vous autres qui êtes içi présents, à tous ceux qui dès le premier moment nous ont manifesté leur sympathie et indignation en particulier, la Plateforme des droits humains dont le CRESFED est co-fondateur, les groupes de femmes qui collelctivement ont exprimé leur solidarité, les ONG, les habitués, collaborateurs et bénéficiares des services du CRESFED, les milieux universitaires, les secteurs politiques et les personnalités du pays et de l’étranger Comme vous le voyez, nous n’avons pas été en guerre mais c’est tout comme. Nous constatons les dégâts de cette fièvre, de destruction et de pillage du pouvoir établi, à la fois archaique et anarchique qui nous rappelle le temps des baionnettes . Nous sommes içi dans la salle de conférence du CRESFED. Elle était décorée d’affiches de figures symboles des Amériques,, partie d’une collection de témoignages graphiques, de haute valeur formatrice. Içi, durant l5 ans des centaines et des milliers de jeunes et membres d’organisations de base ont reçu des cours de formation, et des conférences et ont participé à des manifestation culturelles Içi même, comme dans un forum universitaire permanent, se sont fait entendre des personnages illustres haitiens et étrangers Un effort de diffuser la connaissance, de susciter et d’élever le niveau des débats autour des questions de notre temps. Le lundi l7 décembre, le CRESFED a été violé par des bandes armées. Elles n’étaient pas venues par hasard, mais envoyées contre notre institution, qu’ ils ont identifié après 2 tours dans le quartier. Si une dizaine d’ éclaireurs étaient à pied, les autres furent amenés par des vehicules du CNE, des véhicules d’état, accompagnés d’agents connus du ministère de l’intérieur. Le gardien du local a du fuir. Les casseurs, se réclamaient du pouvoir Lavalas. Ils ont signé leur forfait par Un "viv Aristid ou la mor". Ils ont agi en toute liberté sous les yeux complices de la police. Ils sont venus à ce centre de culture pour le détruire. Si dans ma résidence familiale, ils étaient venus pour assassiner , içi, c’est clair qu ’ils étaient venus pour détruire. Les résultats sont là. Les instruments de cette furie destructive étaient le vol, le pillage et l’incendie. Tout ce qui ne pouvait être emporté a été détruit. Le feu fut mis pièce par pièce, comme vous le voir par vos propres yeux... 475 lames de vitre et 32 grands vitres, 2 panneaux glissants ont été cassés ;30 portes et 8 fenêtres démontées et volées, 10 meubles de toilettes (lavabos et WC démontés et emportés, 2050 m2 de murs salis, souillés de graffitis absurdes. Dans cette manifestation d’omnipotence, ont été volé tous les équipements électroniques, et meubles incluyant pupitres, bureaux et le matériel des salles de cours. L’équipement d’éditon, a été détruit. En rentrant vous avez vu les carcasses de véhicules , de même qu’une génératrice, incendiée.Un équipement complet pour une émetrice de radio qui devait permettre la mise en marche d’une station de radio éducative a été partiellement volé, puis détruit . L’opération a voulu raser le produit accumulé de l5 années d’efforts de cette institution et plus de 40 ans de création intellectuelle. Ce sont des pertes incalculables. Mais ce qui ne pourra jamais être quantifiees ni être remplacé, c’est le produit du vandalisme contre les livres et les documents. La consigne était claire BRULEZ LES LIVRES. DETRUISEZ LES DOCUMENTS, FAITES TABLE RASE DE CE Centre, de ce foyer de la conscience critique et civique. Notre bibliothèque, notre centre de documentation, notre fond d’édition ont été la proie des flammes du pllage, du vandalisme. Des centaines, des milliers de livres ont été brulés, ou volés pour être vendus. Notre Centre de documentation, couvrait principalement le XX ème siècle haitien. Il contenait des documents, des correspondances, des collections de journaux clandestins, gardées précieusement durant de longues années, dossiers de grande valeur pour notre mémoire historique, pour l’histoire des luttes démocratiques. a été saccagé et pillé.... C’était un précieux patrimoine historique dont le CRESFED, de par les circonstances, a été le dépositaire. De même les archives et une collection de livres sur l’ Amérique Latine et la Caraibe peut être unique en Haiti . Une partie a pu être sauvée parcequ’elle se trouvait ailleurs, faute d’espace au Centre. On ne peut s’empêcher de dire avec le poète Anthony Phepls " Voici donc revenu le temps zero de l’épouvante" . Il faut repartir et revenir à zéro, au style Lavalas. Parce que curieusement nos apprentis dictateurs essaient de baser leur pouvoir sur l’oubli collectif, la peur l’ignorance de tout ce qui existait avant eux. Ils proposent ainsi, pour assurer leur auréole providentielle, de retourner à zero, comme si cela était possible. Prétendre en finir avec un centre de culture, un centre de formation et de recherche, c’est à la fois chimérique et obscurantiste. Les conséquences néfastes sont avant tout pour ce pays démuni, pour les jeunes, pour les masses qui ne veulent plus être manipulés, pour tous ceux qui veulent mettre un terme à l’analphabetisme, au charlatanisme et rentrer pleinement, en terme de connaissance et de savoir faire, dans le XXIème siècle. La menace est directe contre les intellectuels, les travailleurs de la pensée, les techniciens, les institutions du savoir, les organisations non gouvernementales, l’école et l’université. Nous invitons les femmes et les hommes libres de ce pays a venir voir les résultats et les projets de l’obscurantisme , venir contempler l’ouvrage des bruleurs de livres et des incendiaires. Dans d’autres circonstances, dans d’autres pays ces pratiques néfastes ont condamnés des peuples à payer de lourds tributs, Mais, il est impossible de faire marcher l’histoire en arrière. Les commanditaires de cette action sont aveugles pour ne pas le voir. Le coup porté est fort et aura des conséquences sur nos programmes nos efforts d’encadrement des organisations de base, les cours de formation , le programme d’études supérieures en décentralisation,le programme de promotion de leadership et nos travaux de recherche. Cependant nous sommes décidés à remettre en marche notre institution et à reprendre, avec l’aide tous, nos activités le plus vite possible. Le jeudi 17 janvier un mois après l’attaque, nous inaugurerons la Journee de OUI, A LA CULTURE NON, A L’ARBITRAIRE qui marquera avec l’aide de vous tous cette volonté de ne pas accepter l’inacceptable et notre volonté de con tinuer à construire pour aujourd’hui et demain et à faire de ce centre un instrument efficace et moderne adapté aux besoins du développement national. CRESFED, Port-au-Prince, le 10 janvier 2002 ++++++++++++ [Nota editorial (NUEVO APLAZAMIENTO) Como sabéis el juicio a Raúl Dargoltz se pospuso otra vez por lo que seguimos recogiendo firmas para presentarlas como prueba. La próxima cita es, pues, el 26 de febrero, a las 9 horas en Tribunales. C.B.]
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